Nag…and so on…

Un peu de tout, un peu de moi and so on…

Haute société, Vita Sackville-West

3 Commentaires

L’histoire: Angleterre, 1930. Evelyn Jarrold, veuve à 25 ans, élève son fils Dan, sous l’influence de la riche famille Jarrold. Lors d’une soirée, elle rencontre un jeune homme politique réformiste, Miles Vane-Merrick, de 15 ans son cadet. Elle devient sa maîtresse malgré la vie professionnelle chargée du jeune homme et la certitude -ou l’angoisse- qu’il finira par trouver une femme plus jeune et mieux adaptée à ses ambitions. Elle commence d’abord par cacher cette liaison, de peur de déclencher des rumeurs scandaleuses alors qu’elle est connue pour sa réserve et sa discrétion.

Ce roman commence tranquillement et j’ai même été déçue du début. On ne vit pas les premiers instants de la vie amoureuse d’Evelyn et Miles. Je me suis sentie frustrée de cette espèce de réserve. On suit Evelyn et la famille Jarrold, Dan, l’héritier, aux idées résolument modernes. Puis peu à peu, cet amour réservé devient passion. A plusieurs reprises, on imagine que Miles ne tolérera plus la jalousie d’Evelun ou rencontrera une jeune femme, que leur éducation et leur position sociale les séparera… Mais non, malgré leurs nombreuses différences, Miles et Evelyn s’aiment passionnément. Pour Miles, Evelyn tirera un trait sur sa respectabilité, en acceptant de paraître en public à son bras, mais refusant toujours de l’épouser. Le couple finit pourtant par éclater, dans la douleur, mais l’amour, voire la passion, est toujours présent. La 2ème moitié est plus rythmée et la fin m’a bouleversée. C’est une belle histoire d’amour, sans mièvrerie, entre deux êtres que tout séparent : culture, éducation, centres d’intérêt. Une histoire d’amour qui dure pourtant jusqu’au bout!!! J’ai vraiment apprécié cet auteur que je ne connaissais pas, amie notamment de Viriginia Woolf.  Je n’hésiterais pas à lire d’autres de ses romans. J’ai aimé ce style, toujours un peu ironique et discrètement féministe. J’ai été passionnée par cette Angleterre édouardienne également. A découvrir absolument… d’ailleurs ça me donne envie de lire un Fitzgerald, encore…

Merci aux éditions du Livre de Poche de m’avoir offert ce roman.

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3 réflexions sur “Haute société, Vita Sackville-West

  1. Je n’ai encore jamais lu Vita Sackville-West mais ce n’est pas faute d’avoir noté son nom dans mon carnet…

  2. Je ne la connaissais pas du tout pour ma part mais j’ai vraiment apprécié ce roman!

  3. Ca fait un bout de temps que je veux lire un de ses romans … Faudrait peut-être profiter des vacances …

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