Nag…and so on…

Un peu de tout, un peu de moi and so on…


Poster un commentaire

Lecture commune : Le liseur, Bernhard Schlink

Oups! ce billet est paru en décembre par erreur… je le republie donc aujourd’hui puisque c’était la date retenue pour cette LC.

J’avais annoncé à ma participation à la lecture commune du 16 janvier organisée par George Sand et Val, histoire de passer l’hiver bien au chaud ;).

L’histoire: Michaël, 15 ans, rencontre Hannah, une jeune femme solitaire de 35 ans. Il devient rapidement son amant et passe du temps à lui lire à haute voix de nombreux romans. Malgré leur relation qui dure plusieurs années, Hannah reste mystérieuse et fait parfois des crises d’autorité ou d’angoisse qui effraient Michaël. Peu à peu, Michaël grandit et s’éloigne peu à peu d’Hannah. Un jour, celle-ci disparaît sans explication. Ce n’est que plusieurs années plus tard que Michaël la retrouve, au cours d’un procès nazi, en tant qu’accusée. Hannah a un secret que va finalement deviner Michaël et qui va modifier la vision qu’il avait de son ancienne maîtresse.

Ce roman m’a époustouflée! Il m’a touchée, chamboulée. Tout d’abord par le traitement de ce sujet : nazisme, choc générationnel lié aux crimes nazis, réconciliation, etc. Le narrateur s’interroge sur le passé, sur la façon dont les jeunes peuvent juger les générations précédentes, sur la responsabilité individuelle. Je trouve que l’auteur a choisi une façon originale de traiter ce sujet, avec le recul d’un jeune homme qui n’a pas vécu les faits mais qui étudie le droit.  Son histoire avec Hannah est également une belle histoire d’amour, un amour de jeunesse dont le narrateur reste à jamais marqué. Hannah est un personnage complexe mais à la fois très humain, très réaliste avec ses contradictions, on ne peut s’empêcher de l’aimer et à la fois de la détester. C’est aussi un roman sur la honte, le manque d’instruction, l’ignorance et le mal que cela peut faire aux autres.

J’ai vraiment adoré ce roman qui m’a fait pleurer. J’ai trouvé la fin particulièrement émouvante et le style de l’auteur participe à cette émotion là. C’est bien écrit, fin, fluide, sensible. Une très très belle lecture qui m’a permis de clôturer l’année 2011 en beauté, année qui n’a pas été si riche en coups de coeur (du moins, c’est l’impression que j’en ai!). J’hésite à voir l’adaptation cinématographique de ce roman pour le moment, je verrai plus tard mais j’aime beaucoup Kate Winslet que j’imagine tout à fait dans le rôle d’Hannah.

Publicités


Poster un commentaire

Le pays de mon père, Wibke Bruhns

Cet ouvrage est un document sur une famille allemande dans l’Allemagne moderne, à parti de la fin du XIXème siècle. L’auteur, dernier enfant d’une famille nombreuse, ne connaît presque pas son père, exécuté après avoir participé à la conspiration contre Hitler en 1944. Elle s’interroge, alors que, en tant que journaliste, elle part s’installer avec sa famille à Jérusalem, sur le passé nazi de ses parents notamment mais également sur l’histoire de sa famille.

Je dois dire tout d’abord que je ne suis pas allée au bout de ce livre. J’ai aimé le style de l’auteur et le projet qui apparaît dans tout ça. Mais j’avoue que l’auteur m’a perdu dans l’enfance de son père et sa participation à la Première guerre mondiale. Le démarrage est un peu lent bien que l’analyse et les faits racontés par l’auteur nous dresse un portrait passionnant d’une famille allemande depuis Bismarck. Mais on en reste trop à des événements strictement privés, en tout cas dans le 1er tiers du livre.  J’avoue que ce n’est finalement pas ce à quoi je m’attendais et j’ai préféré arrêter là, en me disant que j’avancerai peu à peu, dans la vie de cette famille, sans en faire un livre de chevet.


Poster un commentaire

Le chirurgien ambulant, Wolf Serno

L’histoire : Espagne, XVIème siècle. Vitus, jeune homme de 20 ans, a grandi au monastère de Campodios. C’est sur son lit de mort que l’abbé Hardinus lui révèle le mystère de sa naissance : Vitus a été trouvé par l’abbé dans un lange rouge brodé d’armoiries inconnues. Vitus décide alors de quitter le monastère, où il a appris la chirurgie et la médecine, afin de retrouver ses racines qu’il suppose anglaises. Il va pratiquer la médecine au cours de ses aventures et faire face à de nombreuses embûches.

J’ai bien aimé ce pavé de 700 pages. C’est une histoire aux multiples rebondissements, dont les personnages sont bien sympathiques et l’approche historique sur la médecine assez passionnante. Certains rebondissements  et « coups de chance » manquent toutefois de crédibilité par moment et j’ai trouvé la partie sur l’Inquisition un peu longue mais je n’ai finalement pas réussi à lâcher ce roman et je l’ai dévoré! On suit le jeune Vitus dans ses péripéties et sa quête sur ses origines. Sur le moment, j’ai trouvé la fin un peu rapide et je suis restée sur ma faim. Mais je viens de découvrir qu’il y a en fait une suite, Le chirurgien de Campodios, roman que je compte bien lire un de ces jours! Si vous voulez vous divertir pendant vos vacances, je crois que ce roman est tout indiqué!


Poster un commentaire

La mort muette, Volker Kutscher

Ce roman est le 2nd tome des enquêtes du Commissaire Gedeon Rath. Si vous voulez lire le premier, c’est ICI.

L’histoire: Le Commissaire Gedeon Rath se voit attribuer une enquête de routine sur un accident qui a coûté la vie à une actrice célèbre. Celle ci tournait alors un film parlant, nouveau genre censé lui permettre d’atteindre le sommet de sa carrière. Or, Gereon va découvrir que la mort de cette actrice n’est peut être pas accidentelle… et pour mener son enquête à bien va tenter d’échapper à la vigilance de son supérieur qu’il déteste, Böhm.

Je n’achète que des romans en format poche. Pour plusieurs raisons : ce n’est pas cher, c’est facile à transporter et j’y trouve mon bonheur! Mais je n’ai pas pu attendre la sortie en poche de ce roman et je me suis baladée avec un bouquin énorme partout… En tout cas, j’ai eu raison! J’ai adoré l’ambiance à nouveau créée par l’auteur en particulier dans le milieu du cinéma parlant en plein développement. Rath mène son enquête et il devient, dans ce tome, un peu indiscipliné et ne manque pas de se faire taper sur les doigts. Il frappe Brenner, ment à Böhm, etc. Il devient de plus en plus grognon et indépendant. Un vrai flic comme on les aime qui rentre chez lui et écoute du jazz en sirotant un cognac! On retrouve avec plaisir Charly dans la 2ème partie du roman. J’ai trouvé l’intrigue bien montée, originale et je n’ai eu des pistes qu’arrivée à (quasi) fin. Bref, c’est un excellent roman qui valait le coup que je casse ma tirelire 😉


5 Commentaires

Thérapie, Sebastian Fitzek

L’histoire : Un célèbre psychiatre Viktor Larenz recherche depuis 4 ans sa fille, Josy, qui lui a été enlevée à l’âge de 12 ans, alors qu’aucun médecin n’arrivait à diagnostiquer la maladie dont elle était atteinte. Un jour, une femme mystérieuse frappe à sa porte et prétend être une romancière particulière. Ses personnages prennent vie sous ses yeux et, dans son dernier roman, cette femme a raconté l’histoire d’une petite fille malade… Viktor va se relancer dans la recherche de Josy, sans jamais renoncer…

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai lu il y a plusieurs mois et je ne l’avais pas critiqué! J’ai beaucoup aimé les personnages et cette incertitude dans laquelle l’auteur nous traîne jusqu’à la fin. On s’imagine tout sauf justement le dénouement de cette histoire. C’est angoissant, stressant, bien rythmé et franchement très original! Un excellent roman thriller qui part d’une idée bouleversante et termine sur une surprise de taille… un peu rapide à mon goût tout de même…


5 Commentaires

Le poisson mouillé, Volker Kutscher

L’histoire: 1929, Berlin, Gereon Rath, jeune commissaire de police est muté de force à la brigade des moeurs de Berlin, après un scandale auquel il a été mêlé à la brigade criminelle de Cologne. Il ne rêve que de retourner à la Crim’, comme la plupart de ses collègues, les moeurs n’étant pas une brigade très estimée chez les policiers. Il va peu à peu découvrir le milieu de la pègre berlinoise et s’intégrer avec ses nouveaux collègues. Par un concours de circonstances (il occupe l’ancien appartement d’un russe parti sans laisser d’adresse), Gereon va se retrouver mêlé à une affaire criminelle qu’il va vouloir résoudre afin d’obtenir un poste à la Crim. Il va se retrouver pris au piège et va devoir découvrir finalement qui sont ses vrais amis.

J’ai adoré ce roman! Je me suis vraiment régalée à lire ce policier plein de rebondissements, qui se déroule à Berlin, en 1929, alors que se développent les milices nazis et les groupes communistes. Le contexte historique, assez original, sert de toile de fond pour raconter l’histoire de ce jeune policier. On le suit au cours d’une machination qui va l’entraîner à l’extrême limite de son métier. Je l’ai trouvé humain, sympathique après quelques pages, et j’ai aimé cette façon que l’auteur a de nous décrire Berlin. Je ne connais pas du tout l’Allemagne mais j’ai eu envie d’aller à Berlin! Une très très bonne lecture que j’ai dévorée, j’attends déjà le tome 2 en cours de traduction!

Merci aux Editions du Seuil (Collection Seuil policier) et à Chez les filles qui m’ont offert ce roman.


10 Commentaires

Le Parfum, Patrick Suskind

Attention, je vais vous parler d’une perle ici, d’un véritable petit bijou…

L’histoire: Jean-Baptiste Grenouille naît dans la fange et la puanteur, sous un étal à poisson. Son enfance, il va la passer dans des familles d’accueil puis deviendra apprenti taneur pour fini parfumeur. Car si Grenouille est laid, méchant, inintéressant, il dispose d’un odorat hors du commun. Cette odorat va le conduire à tuer, pour la première fois et fera de lui un assassin. Après avoir fait la fortune d’un parfumeur parisien en mal d’inspiration et de talent, Grenouille ira vivre quelques années dans une grotte puis s’installera à Grasse pour continuer son « art ». Car cet être immonde a une ambition dans la vie: créer un parfum qui lui donnera du pouvoir sur les autres êtres humains… et il va s’y appliquer.

Ce roman est un véritable petit bijou, et ce à plusieurs titres. Tout d’abord, le style de l’auteur est superbe. Il dépeint les états d’âme, la haine et la passion avec précision et vérité. Vraiment, un vrai plaisir de lecture rien que pour cette raison! Ensuite, l’histoire est originale et Patrick Süskind nous transporte là où il veut nous emmener rien qu’avec les odeurs. Les descriptions sont incroyables, on voyage par le nez… Enfin, au delà des odeurs, l’intrigue est haletante, la précision historique impressionnante… Vraiment, je n’arrive pas à bien en parler! Dire que ce roman était depuis des mois dans ma bibliothèque… C’est, honnêtement, un des meilleurs romans que j’ai lu depuis longtemps. C’est glauque certes, c’est étonnant mais c’est vraiment un excellent roman qui vaut tout à fait sa réputation… N’oubliez pas que le titre original allemand est « Le Parfum, histoire d’un meurtrier ». Il ne sera pas ici question de beauté mais plutôt de ce qui peut être le plus laid et le plus noir dans l’âme humaine.

Un film (que je n’ai pas vu) a été tiré de ce roman. J’ai du mal à croire qu’il puisse tout à fait retranscrire le roman qui est entièrement basé sur des odeurs, des sensations mais bon…